7ème dimanche ordinaire

Temps liturgique: Temps ordinaire
Année liturgique: C
Date : 20 février 2022
Auteur: André Wénin

 

« Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ;
il n’agit pas envers nous selon nos fautes, ne nous rend pas selon nos offenses. »
(Psaume 103,8.10)

Le récit de l’Ancien Testament été dépecé (une fois de plus) : d’une page superbe, on n’a gardé que quelques versets, juste pour montrer que David illustre le passage de l’évangile du jour. Je ne puis évidemment me résoudre à une telle instrumentalisation. Aussi, j’ai traduit tout le récit. 

David et Saül (1 Samuel 26,2-25 – au lieu de 26,2.7-9.12-13.22-23)

[Le roi] Saül se leva, il descendit vers le désert de Zif, et avec lui, 3000 hommes, l’élite d’Israël, pour chercher David dans le désert de Zif. [Saül établit son camp sur la colline de Hakila qui est en face de la steppe près de la route. David résidait dans le désert et il vit que Saül était arrivé à sa poursuite dans le désert. David envoya alors des éclaireurs et il sut avec certitude que Saül était arrivé. David se leva et il arriva à l’endroit où Saül avait établi son camp. Il repéra l’endroit où Saül se couchait, ainsi qu’Abner Ben-Ner, le chef de son armée : Saül couchait au centre et la troupe campait autour de lui. David s’adressa à Ahimélek le Hittite et à Abishaï Ben-Tserouya, le frère de Joab, en disant : « Qui veut descendre avec moi vers Saül dans le camp ? » Abishaï répondit : « Moi ! Je descendrai avec toi »].

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6ème dimanche ordinaire

Temps liturgique: Temps ordinaire
Année liturgique: C
Date : 13 février 2022
Auteur: André Wénin

 

« Une lampe pour mon pas, ta Parole une lumière pour mon sentier. »
(Psaume 119,105)

Trois textes sont proposés ce dimanche à propos de bonheur et de malheur. La thématique est fréquente dans les sagesses et les religions du monde, qui se présentent précisément comme des voies vers le bonheur. Les « variations » bibliques sur ce thème partent toutes les trois d’une même opposition entre deux chemins.

Deux modes de vie (Jérémie 17,5-8)

Ainsi a dit le Seigneur : « Maudit (est) l’homme qui se fie à l’humain, dont le bras (s’appuie) sur un être de chair, tandis que du Seigneur son cœur se détourne. Il sera comme un buisson sur une terre désolée, il ne verra pas venir le bien. Il habitera les lieux arides du désert, une terre salée sans habitant. Béni (est) l’homme qui se fie au Seigneur, dont le Seigneur est la confiance. Il sera comme un arbre, planté près de l’eau, qui vers le courant, pousse ses racines. Il ne craindra pas quand viendra la chaleur : son feuillage reste vert. L’année de la sécheresse, il sera sans inquiétude : il ne cessera pas de porter du fruit.

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5ème dimanche ordinaire

Temps liturgique: Temps ordinaire
Année liturgique: C
Date : 6 février 2022
Auteur: André Wénin


 « Seigneur, éternel est ton amour : n’arrête pas l’œuvre de tes mains »
(Psaume 138,8)

Il y a des moments, des expériences qui changent la vie. Ce sont des commencements inattendus qui sont rarement perçus comme tels. Ce n’est qu’après coup, lorsqu’ils ont produit leurs fruits, que l’on se rend compte quel tournant ils ont représenté. Alors, on se met à raconter, et ce récit est modelé non seulement par le souvenir que l’on a gardé de ce moment fort entre tous, mais aussi par les fruits qu’il a portés et que l’on voit déjà présents en germe dans l’événement lui-même.

Ainsi en va-t-il des récits de « vocation » qui sont au cœur des lectures de ce dimanche : celle du prophète Isaïe, celle que Paul évoque dans sa lettre aux chrétiens de Corinthe, et celle de Simon et de ses compagnons dans le récit de Luc. Prophète ou apôtre, c’est une position qui n’a rien d’institu­tionnel. À la différence des rois, des prêtres ou des juges, le prophète ou l’apôtre est un personnage hors cadre. Et puisqu’il ne reçoit pas sa légitimité d’une institution, elle doit avoir une autre source qui n’est autre que la volonté de Dieu lui-même. C’est à cela que correspond le récit de vocation : il raconte pourquoi untel « sort du rang », fonde sa position particulière, justifie l’autorité qui est la sienne ou qu’il revendique. À partir des trois textes, je mettrai en évidence des traits communs de ces récits, à la suite des trois textes. Dans celui de Paul, je mets en italique la partie qui correspond à ce qu’il dit de son appel par Dieu.

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4ème dimanche ordinaire

Temps liturgique: Temps ordinaire
Année liturgique: C
Date : 30 janvier 2022
Auteur: André Wénin

 

« Ma forteresse et mon roc, c’est toi ! Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance, mon appui dès ma jeunesse »
(Psaume 71,3b.5)

La semaine dernière, j’ai annoncé une suite à mon commentaire de la scène dans la synagogue de Nazareth, puisque le choix liturgique était de couper la scène en deux. Je commence donc avec la suite du récit de Luc.

Incident à Nazareth (Luc 4,21-30)

[Dans la synagogue de Nazareth, après avoir lu un passage du livre d’Isaïe, Jésus] se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit cette Écriture que vous venez d’entendre ». Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. Ils disaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » Et il leur dit : « Sûrement vous allez me citer ce dicton : ‘Médecin, guéris-toi toi-même’, [et me dire :] ‘Nous avons appris ce qui s’est passé à Capharnaüm : fais donc de même ici dans ta patrie !’ » Et il dit : « Amen, je vous le dis : aucun prophète n’est bien accueilli dans sa patrie. Et en vérité, je vous le dis : il y avait beaucoup de veuves au temps d’Élie en Israël, lorsque pendant trois ans et six mois le ciel fut fermé, quand une grande famine se produisit sur toute la terre ; et Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une femme veuve. Et il y avait beaucoup de lépreux en Israël au temps du prophète Élisée ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. » Et ils furent tous remplis de colère dans la synagogue en entendant cela. Ils se levèrent, chassèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, s’en allait. 

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3ème dimanche ordinaire

Temps liturgique: Temps ordinaire
Année liturgique: C
Date : 23 janvier 2022
Auteur: André Wénin

 

« La loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie ; 
la charte du Seigneur est sûre, qui rend sages les simples»
(Psaume 19,8)

Joie pour la Torah (Néhémie 8,2-10)

Le prêtre Esdras apporta la Torah devant l’assemblée composée d’hommes, de femmes et de quiconque était capable de comprendre en écoutant. C’était le premier jour du septième mois. Esdras se mit à la lire, face à la place qui est devant la porte des eaux, de l’aube jusqu’au milieu du jour, en présence des hommes, des femmes et de ceux qui étaient en âge de comprendre ; et les oreilles de tout le peuple étaient (tournées) vers le livre de la Torah. Le scribe Esdras se tenait sur une tribune de bois, que l’on avait dressée pour l’occasion. [Se tenaient à côté de lui Mattityah et Shèma et Ananyah et Ouriyah et Hilqiyah et Maaséyah à sa droite, et à sa gauche Pedayah et Mishael et Malkiyah et Hashoum et Hashbaddana, Zakariah, Mashoullam].

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2ème dimanche ordinaire

Temps liturgique: Temps ordinaire
Année liturgique: C
Date : 16 janvier 2022
Auteur: André Wénin

 

« Chantez au Seigneur un chant nouveau, chantez au Seigneur, terre entière,
chantez au Seigneur et bénissez son nom !»
(Psaume 96,1-2)

« Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit ». Telle est la conclusion du récit des noces de Cana, l’évangile du jour. Archè, « commencement » pourrait aussi être traduit « archétype », « modèle » de tous les signes (relatés dans le 4eévangile). Quant à sèmeion, « signe », il n’équivaut pas à « miracle ». Un signe est une réalité qui renvoie à autre chose. Et puisque c’est « Jésus [qui l’]accomplit », le signe évoque quelque chose de sa personne, de son œuvre. Mais comment décoder le signe ? La clé se trouve sans doute dans les Écritures, entendons : l’Ancien Testament. Une piste pour comprendre le signe de Cana se trouve dans le texte d’Isaïe retenu comme première lecture.

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Baptême du Seigneur

Temps liturgique: Temps ordinaire
Année liturgique: C
Date : 9 janvier 2022
Auteur: André Wénin

 

« Dieu, donne au roi tes pouvoirs, à ce fils de roi ta justice.
Il aura souci du faible et du pauvre, du pauvre dont il sauve la vie. »
(Psaume 72,1.13)

Une bonne nouvelle (Isaïe 40,1-5.9-11) [1] 

Consolez, consolez mon peuple – dit votre Dieu – parlez au cœur de Jérusalem. Proclamez que son service est terminé, que sa faute est expiée, qu’elle a reçu de la main du Seigneur le double pour toutes ses erreurs. Une voix proclame : « Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ; tracez droit dans la steppe une route pour notre Dieu : tout vallon sera rehaussé, toute montagne et toute colline, abaissées ; et les escarpements deviendront plaine, les sommets, une large vallée ! Alors se révélera la gloire du Seigneur, et tout être de chair la verra, car la bouche du Seigneur a parlé. »

Une voix dit : « Proclame ! », et j’ai dit : « Que dois-je proclamer ? » – « Toute chair est comme l’herbe, et toute sa loyauté est comme la fleur des champs. L’herbe sèche et la fleur fane quand le vent du Seigneur souffle dessus. » – « Vraiment, le peuple est pareil à l’herbe : l’herbe sèche et la fleur fane, mais la parole de notre Dieu subsiste à jamais. »

« Monte sur une haute montagne, toi qui portes une bonne nouvelle à Sion. Élève la voix avec force, toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem. Élève la voix, ne crains pas. Dis aux villes de Juda : Voici votre Dieu ! Voici le Seigneur Dieu ! Il vient avec puissance ; son bras le rend souverain. Voici : son salaire est avec lui, et devant lui, sa récompense. Comme un berger, il fait paître son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte en son sein, il mène les brebis qui allaitent. »

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Epiphanie du Seigneur

Temps liturgique: Temps de Noël
Année liturgique: C
Date : 2 janvier 2022
Auteur: André Wénin


« Toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps,

au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus »
(Paul aux Éphésiens 3,5-6)

Tout d’abord, je me permets une brève réflexion impertinente concernant le 1er janvier. En Occident, nous accordons une grande importance à Noël, ce qui nous vaut un folklore nourri, mâtiné d’un certain romantisme et surtout d’excès de consommation. Pourtant force est de reconnaître que l’année ne commence pas le 25 décembre, mais le 1erjanvier, soit le 8e jour après la naissance de Jésus. En réalité, cela correspond au jour de la circoncision de l’enfant mâle dans le judaïsme (voir Genèse 17,12). Le 1er janvier c’est donc la circoncision de Jésus (voir Luc 2,21) qui est célébrée. Elle a longtemps été l’objet d’une fête catholique.

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La sainte famille

Temps liturgique: Temps de Noël
Année liturgique: C
Date : 26 décembre 2021
Auteur: André Wénin


« Heureux les habitants de ta maison : ils pourront te chanter encore !

Heureux les hommes dont tu es la force : 
des chemins s’ouvrent dans leur cœur !»
(Psaume 84,5-6)

Anne et Samuel (1er livre de Samuel 1,19a-28)

Elcana s’unit à Anne sa femme, et le Seigneur se souvint d’elle. Au retour de l’année, Anne tomba enceinte et elle enfanta un fils ; elle lui donna le nom de Samuel car, disait-elle, « Je l’ai demandé au Seigneur ». Elcana, le mari, monta [au sanctuaire] avec toute sa famille pour offrir au Seigneur le sacrifice annuel et [accomplir] son vœu. Mais Anne n’y monta pas. Elle avait dit à son mari : « Quand l’enfant sera sevré, je l’emmènerai : il sera présenté devant le Seigneur, et il restera là pour toujours. » Et Elcana son mari lui avait dit : « Fais ce qui est bien à tes yeux : reste jusqu’à ce que tu l’aies sevré. Que seulement le Seigneur fasse lever sa parole ». Et la femme resta et elle allaita son fils jusqu’à ce qu’elle l’ait sevré. Lorsqu’elle l’eut sevré, sa mère, le fit monter avec elle, avec un taureau de trois ans, un sac de farine et une outre de vin, et elle l’introduisit dans la maison du Seigneur, à Silo. Et bien que le garçon soit encore tout jeune, ils offrirent le taureau en sacrifice, et introduisirent le garçon auprès d’Éli [le prêtre]. Anne lui dit alors : « De grâce, Monseigneur ! Aussi vrai que tu es vivant, Monseigneur, je suis cette femme qui se tenait ici près de toi en train de prier le Seigneur. C’est pour ce garçon que je priais, et le Seigneur me l’a donné en réponse à ma demande. À mon tour je le donne au Seigneur tous les jours (de sa vie), car il a été demandé pour le Seigneur. » Et il [Éli] se prosterna devant le Seigneur.

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La Nativité du Seigneur

Temps liturgique: Temps de Noël
Année liturgique: C
Date : 25 décembre 2021
Auteur: André Wénin

Noël (messe du jour [1])

« Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante, il s’est assuré la victoire »
(Psaume 98,1)

La consolation de Jérusalem (Isaïe 52,7-10)

Comme ils sont beaux sur les montagnes, les pas du messager de bonne nouvelle, celui qui annonce la paix, du messager de bonheur, celui qui annonce le salut, en disant à Sion : « Il règne, ton Dieu ! » Une voix : tes guetteurs élèvent la voix, tous ensemble ils crient de joie car, les yeux dans les yeux, ils voient le retour du Seigneur à Sion. Éclatez en cris de joie, toutes ensemble, ruines de Jérusalem, car le Seigneur console son peuple, il rachète Jérusalem ! Le Seigneur a déployé son bras de sainteté aux yeux de toutes les nations et toutes les extrémités de la terre verront le salut de notre Dieu.

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Quatrième dimanche de l'Avent

Temps liturgique: Avent
Année liturgique: C
Date : 19 décembre 2021
Auteur: André Wénin

 

« Berger d’Israël, écoute ! Réveille ta vaillance et viens nous sauver. Du haut des cieux, regarde et vois »
(Extraits du Psaume 80)

Un roi berger (Michée 5,1-4a)

[Ainsi dit le Seigneur :] Et toi, Bethléem Éphrata, [trop] petit pour compter parmi les clans de Juda, de toi sortira pour moi celui qui sera le maître d’Israël, dont les origines remontent aux temps anciens, aux jours d’autrefois. C’est pourquoi il [Dieu] livrera son peuple jusqu’au temps où enfantera celle qui doit enfanter, et le reste de ses frères reviendra près des fils d’Israël. Il se dressera et il sera leur berger par la puissance du Seigneur, par la majesté du nom du Seigneur, son Dieu. Ils habiteront [en sécurité], car désormais il sera grand jusqu’aux confins de la terre. Et lui, il sera la paix !

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Troisième dimanche de l'Avent

Temps liturgique: Avent
Année liturgique: C
Date : 12 décembre 2021
Auteur: André Wénin

« Exultant de joie, vous puiserez les eaux aux sources du salut »
(Isaïe 12,3)

Invitation à la joie (Sophonie 3,14-18)

Pousse des cris de joie, fille de Sion ! Éclate en ovations, Israël ! Réjouis-toi et exulte de tout ton cœur, fille de Jérusalem ! Le Seigneur a écarté les sentences qui pesaient sur toi, il a éloigné ton ennemi. Le roi d’Israël, le Seigneur, est au milieu de toi. Tu n’as plus à craindre le malheur. Ce jour-là, on dira à Jérusalem : « Ne crains pas ! Sion, ne baisse pas les bras ! Le Seigneur ton Dieu est au milieu de toi, héros qui apporte le salut. Il aura en toi son allégresse et sa réjouissance, il te renouvellera par son amour ; il s’exaltera pour toi avec des cris de joie. Les gens tristes, privés de fête, je les rassemble !» : ils étaient loin de toi, comme un poids de honte sur elle (Jérusalem) ».

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Bible et liturgie

Commentaires des lectures du dimanche par André Wénin

L’Église ne sait pas ce qu’elle perd à négliger le Testament de la première Alliance…

Les textes qu’on lira sous cette rubrique ne sont pas des homélies. J’y propose plutôt un commentaire, à mi-chemin entre une analyse exégétique et une lecture attentive à la fois au texte biblique et à la réalité humaine qui est la nôtre.
La traduction des textes commentés (le plus souvent les passages de l’Ancien Testament et de l’évangile) est très souvent corrigée. La version liturgique est globalement insatisfaisante, en effet. Elle lisse le texte au point d’en gommer les difficultés, c’est-à-dire précisément les points où peut venir "s’accrocher" le commentaire parce qu’ils posent question. Quant au texte de l’Ancien Testament, il est fréquemment amplifié de manière à restaurer le passage dans son intégralité en vue du commentaire. 

André Wénin